Histoire: C'est une histoire compliquée. Une histoire si compliquée... Lui murmurait son père, se tenant la tête dans ses grandes mains qui soulevait son fils tout petit au-dessus de tout le monde. June aimait voir le monde d'en bas, se sentir porter, voler au-dessus de toutes ses têtes. Mais June détestait son père, parce qu'à cause de la cruauté des hommes, il l'avait perdu pour toujours... Une histoire compliquée, si compliquée...
Au Japon, se développa un fantastique miracle, ou une terrfiante tragédie, cela dépendait des journaux. Les gens n'étaient pas fait pour s'entendre ensemble. Ils sentaient sans cesse le besoin de se diviser, de s'opposer et de finalement se faire la guerre, sous toutes les formes. Des nouvelles créatures, une nouvelle race venait d'être crée, les Nekos. Un boulversement planétaire. L'homme n'était donc plus en haut de la chaine alimentaire? Devait-on les traiter comme nos semblables? Bien sur que non, l'humain encore si imprévible et idéalement ainsi que biologiquement unique, a peur de ce qui ne lui ressemble pas, et encore plus de ce qui se rapproche de lui. L'humanité demeure, unique. Ainsi, les Nekos furent rapidement traités comme des animaux, des chats semblait-il, des esclaves, des animaux de compagnies, des compagnons. Mais pas des humains, pas des citoyens. L'homme avait sauvé sa place.
Alors que l'homme batifolait de cette création sans vraiment chercher sa réelle provenance, un boursier eut l'idée de fonder une entreprise, un laboratoire, qui permettrait à partir du gêne d'un Neko, d'en créer le clone parfait. Les Nekos étaient encore rares, et leur fécondation longue et parfois ratées. Tous voulaient de ses créatures splendides. Le premier Neko chimique fut créer, il se vendit à un prix d'or. Grâce à ses bénéfices, l'homme qui était Japonais, Raito Kishinaka fonda la Kishinaka Corp. une centaine de laboratoire dans le monde entier furent construits, tous servant à reproduire dans le monde des Nekos. Les races pures se firent rares, mais cependant, elles étaient presque aussi chères que symbiotes. La production devint colossales, et comme ce qui n'est quasiment plus rares, le prix des Nekos chuta, un raz de marrée de personne au salaire modéré, purent accédés au Nekos de la Kishinaka Corp.
Alors qu'un groupe d'Anglais, élèves et professeurs venaient au Japon découvrirent découvrir comment de formait un Neko, pourquoi la société était meilleure que les autres, ayant vu des rivaux naîtrent sur le marché, les coups de pubs et les voyages organisés étaient devenus fréquents, le directeur décida de venir en personne les accueillir. Dans le groupe il s'attarda sur une magnifique jeune femme qui parlait Japonais. Elle se nommait Elisabeth et riait quand celui-ci parlait anglais. Il était vrai que son accent était le pire de toute l'Asie du Sud-Est et que l'on ne pouvait imaginé plus mauvais. Elle l'aima pour son humour, il l'aime pour son sourire. Ils se marrièrent.
Elle quitta son travail, et en trouva un autre au Japon, professeur d'Anglais toujours dans la célèbre université de Todai. Lui continuait de vendre de la chair vivante, et surtout d'en vendre plus que les autres.
Les premières disputes commencèrent, mais rien de violent, de grave, elle n'aimait pas les Nekos, elle trouvait ces créatures irréelles, et surtout non conçu par Dieu. Depuis quand l'homme s'était-il offert le rôle de créateur? Depuis quand avait-il le droit de choisir de la vie d'une créature qui parlait et possèdait une conscience, une idée, un rêve? Elle n'aimait pas la main des hommes sur ses créatures, et n'en voulait pas dans sa maison. Après des jours de chambres à part, Raito céda et engagea des domestiques à la demande d'Elisabeth. Deux années plus tard elle tomba enceinte. Un garçon, le père en fut heureux et soulagé, un successeur. La mère voyait pour lui un don de charme, d'intelligence, lui un don de pouvoir, de force.
Elisa n'aimait pas les noms Nippon, elle préférait les Dorian, les William, toux ces noms très princiers de la haute bourgeoisie Anglaise. Lui s'en moquait bien. Le nourriçon se nomma June, Kishinaka June. Un nom et un prénom qui n'allait pas ensemble. Pour deux personnes qui n'allaient plus tarder à être ensemble.
June vécut cinq années de tendresse formidables. Il marcha et parla tôt, à la joie de ses parents, et fut rapidement débrouillard. Par contre en ce qui concernait de ranger sa chambre et ses affaires, June piquait des crises de colère pour qu'on le fasse à sa place. Sa mère trouva la technique de le faire taire avec un morceau d'onigiri... Le petit en raffola et bientôt il hurla pour qu'on lui en donna plus. La jeune femme au bord des nerfs mais courageuses le prenait alors dans ses bras et lui chantait une belle berceuse, qui finissait toujours par l'endormir.
Puis jusqu'à ses dix ans, June sentit qu'il quittait lentement le coquon de sa mère pour se diriger vers son père. Il restait encore la douceur maternelle mais son père lui parlait de son emploi, des activités des hommes, de comment il devait s'habiller. June était premier de sa classe à l'école. A 8 ans, on lui acheta un piano, magnifique à queue, on dut lui agrandir sa chambre déjà immense pour qu'il l'ait près de son lit. June considérait l'objet comme un trésor. Il passait tant de temps dessus qu'il s'y écorchait les doigts, mais malgré la douleur, il ne pouvait s'arrêter. Il s'essaya à la peinture, mais il resta médiocre dans cette catégorie. A quoi peindre le monde que l'on voit déjà, lorsque par la musique, on créeait un univers inconnu et propre à chaque personne?
A son onzième anniversaire, une dispute éclata entre les Kishinaka. La mère reprochait à son mari de partir trop souvent en voyage, et sous-entendait des relations avec d'autres femmes. Voir des Nekos femelles. Le père l'a gratiffia d'une paire de gifle qui l'a fit s'effondrer sur le sol. June s'appuya sur le mur et glissa contre celui-ci, s'entourant de ses bras, le regard mortifié comme jamais. Qu'est-ce que c'était que ça? Une marque de violence? Le rôle d"un homme?
Dès lors le comportement de sa mère changea, elle ne fut plus jamais la même, elle ne mangeait plus, ne souriait plus. Son mari s'en désintéressa totalement. Elisa n'était plus la belle jonquille qu'il avait cueillit un jour de mai. Elle était fanée et se mourrait sous une épaisse couche de neige...
A douze ans , pour lui rendre le sourire, June travailla sans relâche sur la chanson qu'elle lui chantait au creux de l'oreille lorsqu'il était petit. Il travailla toute la nuit et des cernes marquèrent ses yeux. Jusqu'à ce qu'il l'a conaisse parfaitement, il le devait absolument.
Le lendemain, il alla au collège et rentra en courant à la maison, mais il n'y avait personne, juste une tâche de sang dans les draps du lits de sa mère.
Un domestique le guida en voiture jusqu'à l'hôpital. Elle ne savait pas ce que sa mère pouvait avoir. Elle avait cracher du sang et ne s'était plus arrêté alors qu'elle s'endormait dans son lit. Jamais il ne trouva une femme aussi inutile alors. Qu'avait-elle fait? Regarder le spectacle? Avait-elle poser une question, fait une geste, ou avait-elle simplement été surprise et à la fois satisfaite d'être le témoin d'un tel drame qu'elle pourrait jacasser avec les autres de tout cela?
Il arriva à l'hôpital et claqua la portière derrière lui avant de s'enfuir en courant, il courut dans les couloirs, chercha un plan et scruta chaque nom de porte. Kishinaka. Il poussa le lourd battant blanc. La pièce était plongé dans l'obscurité. Jamais le corps de sa mère ne lui avait parut aussi faible, maigre. Où était passé la beauté qu'il admirait tant? Ce sentiment d'amour et de protection? Elle n'était qu'une lueur, une lueur froide sur le point de s'éteindre...
-Maman... Je dois te jouer ta chanson au piano...
Elle ouvrit faiblement les yeux, elle avait entendu une voix.
-June... June c'est toi?
Le garçon s'approcha du lit et prit sa main. Elle ne l'a serra pas, elle ne le pouvait pas. Sa main était glâcée. L'a sentait-elle encore au moins?
-Oui maman je suis là... J'ai une chanson...
Les larmes le faisait bafouiller. Si Dieu avait fait ce que l'homme considérait comme des miracles, comme la création de créatures fantastiques, alors pourquoi ne donnait-il pas une chance de s'en sortir à sa mère? Pourquoi?
-Chante mon amour, chante... Ca va, me permettre de m'endormir jusqu'à l'arrivée de papa... Chante, et surtout... Réveille-moi quand il arrive d'accord?
Le garçon acquieça doucement, jusqu'à ce que son père arrive. D'accord...
Et le petit garçon chanta, les larmes ne coulaient plus, aucune pensée ne le submergeait aucune peur, et ce dut sans doute la même chose pour sa mère, qui s'endormit paisiblement, en un sourire angélique.
Il s'arrêta de chanter et l'a regarda dormir, il ouvrit les rideaux. Oui sa maman était toujours belle, ses cheveux blonds ondulés parsemés autour de son harmonieux visage bronzé. Un sourire d'un bonheur, d'un calme enfin trouvé. Des médecins déambulèrent avec des machines en hurlant, le garçon hurla et les poussa. Mais au bout de quelques minutes, ils sortirent en soupirant, se tapotant l'épaule de leur mains gantés.
Son père fit irruption dans la pièce. Il transpirait, signe que lui aussi avait couru, sa chemise était simplement enroulée autour de son cou, ses chaussures mal lacées, sa chemise sortie de son pantalon, et la fermeture de celui-ci descendue. June qui était jeune mais pas stupide quoi qu'un peu rêveur, comprit. Il comprit que son père était un homme. Il comprit lui-même comme un homme.
Il se tourna vers sa mère et secoua sa main.
-Maman! Maman réveille-toi!! Papa est arrivé! Réveille-toi! Gronde-le encore!
Mais sa mère ne bougea pas. Le jeune garçon recula, d'abord brusquement face à la réalité dont tous les hommes ont peur. Puis il reprit sa main plus fort, cria, hurla, pleura. Mais sa mère demeurait là, belle splendide, dans un corps inerte à jamais. Elle s'était endormie pour toujours dans une chanson mélodieuse...
Le père se prit la tête dans ses grandes mains. Les mains que June détestait. Le père que June détestait.
-Pourquoi tu n'étais pas là pour maman!!! Pourquoi tu es arrivé en retard!!!
-C'est compliqué June... S'il te plait arrête...
-Non!! Ce qui est compliqué avec toi, c'est toujours les questions auquelles tu ne veux pas répondre!!! Une réponse c'est simple! C'est un ensemble de mot!!
La gifle claqua l'air et la joue du jeune garçon. Il tomba au sol. Il comprit alors la douleur qu'avait dut ressentir sa mère, et dans ce geste, il n'y avait aucun amour, juste de la douleur. Une profonde douleur.
Oui les choses étaient compliquées, les hommes aimaient rendre les choses complquées, pour ne pas répondre à tout. L'amour est un sentiment compliqué, la mort est un fait inexplicable... Pourtant, chaque être humain ressent l'amour au moins une fois dans sa vie, et chaque être humain ne meurt qu'une fois...
Et malgré cela, personne ne serait capable d'en donner une définition...
Il se leva et monta sur le lit de sa mère, passant les bras de la femme autour de lui, sentant son parfum de canelle qu'il aimait tant. Sa mère, la seule femme qu'il eut aimer. Son père le seul homme qu'il ait détesté.
Les anneés passèrent alors très vite. June saute encore une classe au collège, en plus de celle en primaire, et eut son bac à 16 ans. Refusé de Todai pour son trop jeune âge, il entra dans une école scientifique. Cela faisait deux ans que son père s'était suicidé d'une balle dans la tête après qu'il eut perdu le monopole sur le marché. Mais la Kishinaka Corp. demeurait encore. June l'avait reprit et changer en des centres d'amélioration scientifique. Dans le but de rendre un jour le Neko humain.
June avait changé, il ne souriait plus, voyait en chaque femme le visage de sa mère, il préféra les hommes. Il devint un beau jeune homme et un gentleman avant tout, raffolant d'onigiris et de piano, détestant toute forme de ménage. Mais avec le temps, il avait accepté les Nekos, ne pouvant les aimer, mais les accepter était déjà une grande histoire...
Il se désintéressa de beaucoup de gens, de beaucoup de chose, sa vie était devenue compliqué, et sans le vouloir, il attendait quelqu'un qui le sortirait de cette vie, de ces journées, où même l'éclat du soleil sur la peau lui paraissait être contre lui.
Mais peut-être était-ce la suite de l'histoire d'un être humain pourtant née comme les autres, la suite d'une histoire, très compliquée...